A la recherche d’un réseau social alternatif

Il y a plusieurs raisons à cela:

  • Je n’ai aucun contrôle sur les données que j’envoie sur ces réseaux sociaux
  • Ces services sont gratuits, et pourtant, les sociétés derrières ces réseaux sociaux se font plein d’argent avec mes données
  • L’affaire PRISM me met encore moins en confiance
  • C’est pas geek

Bref, je fais cela pour le fun d’abord, et si ça fonctionne, pourquoi pas m’en servir « pour de vrai » plus tard.

Au départ, j’avais entendu parler de Diaspora*. J’en avais déjà parlé dans un post précédent. Cela avait l’air de fonctionner, mais l’installation et la maintenance étaient bien trop compliquées.

J’ai donc laissé cela de côté, en me disant que peut-être, un jours, l’installation, le déploiement et la maintenance de tout cela seraient simplifiés.

En me balladant dans les méandres d’internet, j’ai trouvé d’autres implémentations de réseaux sociaux open-source. Voici quelques noms sur lesquels je suis tombé:

Ces différent réseaux sociaux ont chacun leur particularités, sont basés sure des technologies différentes, et ont des philosophies différentes. Mais au final, chacun essaie de créer un réseau social open-source et décentralisé, pouvant concurrent Twitter, Facebook, Google+,..;

Il y en a encore bien d’autres, mais ce sont ceux qui ont attirés mon attention.

Dans la suite de ce post, je vais détailler ce que j’ai appris sur ces réseaux sociaux, et je vous donnerai mes conclusions.

Je vous le rappelle, le but est de trouver un réseau social libre, open-source, et distribué. Cela veut dire que je dois pouvoir installer et gérer ** facilement ** une instance du réseau social.

Movim

Movim est un projet encore jeune d’origine française. Il se base sur XMPP, un ensemble de protocole pour la messagerie instantanée (utilisé par Jabber et Google Talk, par exemple). Plus généralement, XMPP permet de créer une architecture décentralisée d’échange de données. En lisant la description de XMPP sur Wikipedia, on pourrait presque dire qu’il a été conçu pour créer un réseau social décentralisé!

L’installation semble assez simple. Du moins, il y a moins d’étapes à suivre que pour Diaspora, par exemple. Mais… il faut quand même mettre les mains dans le cambouis : il faut installer son server XMPP, le configurer correctement pour fonctionner avec Movim. Il faut aussi installer un server BOSH qui fera le lien entre des requêtes HTTP et XMPP (si j’ai bien compris), ainsi qu’un server de base de données (Mysql).

J’ai commencé l’installation. Le serveur XMPP que j’ai utilisé est celui recommandé sur le wiki : Metronome. Cela semble fonctionner, sauf le server BOSH… Quand j’utilise le miens, impossible de me logguer sur Movim. Dès que j’utilise un de ceux proposés par Movim, cela fonctionne. Affaire à suivre.

Toujours est-il que Movim, malgré sa jeunesse, semble bien conçu, et moins usine à gaz que Diaspora, par exemple. Pour moi, l’utilisation d’XMPP et un énorme avantage : on utilise quelque chose qui fonctionne, plutôt que de réinventer la roue.

StatusNet et Pump.io

Ici, on se situe plutôt dans le domaine du microblogging. StatusNet et Pump.io pourraient donc être des alternatives à Twitter, par exemple. StatusNet permet par exemple des échanges de messages de 140 caractères maximum. Je ne suis pas trop rentré dans les détails car je ne suis pas un adepte du microblogging.

J’ai tout de même appris que StatusNet était la base du site identi.ca. Et c’est là que les choses se corsent : Les inscriptions sur identi.ca sont fermées car l’auteur de Identi.ca (qui est aussi le développeur de StatusNet, si j’ai bien compris) souhaite faire migrer identi.ca de StatusNet vers… Pump.io, son nouveau bébé.

Du coup, je n’ai pas trop compris si je devais essayer StatusNet (pour me créer un site semblable à identi.ca), en sachant qu’il allait devenir obsolète, ou plutôt essayer Pump.io, qui est toujours en bêta.

Bref, je ne suis pas allé plus loin pour ces deux possibilités.

Friendica

Friendica est le seul réseau social que j’ai réussi à installer ! En fait, il s’installe comme une simple application PHP : on copie les fichiers dans le répertoire du serveur web, on crée la base de données, on lance le script d’installation, et ça fonctionne. Ca fonctionne vraiment!

Donc, je l’ai bien installé, j’ai pu accéder au site, mais là où ça blesse : ce n’est pas très beau, le design n’est pas très moderne. Sinon, globalement, les fonctionnalités ont l’air proche de Facebook, par exemple.

Il était tard quand j’ai essayé Friendica, et je ne suis donc pas allé plus loin pour l’instant.

Conclusions

En conclusion, je n’ai pas encore trouvé le Saint-Graal des réseaux sociaux. En règle général, ces réseaux sociaux alternatifs sont toujours en développement, et ne sont peut-être pas encore assez matures pour pouvoir être utilisés comme je le souhaite. Dans certains cas, le projet est bien avancé, mais il semble s’écrouler sur lui même, ou alors l’installation et le déploiement sont trop compliqués! Dans d’autres cas, le projet est jeune, et ne dispose pas encore de fonctionnalités avancées, ou d’une communauté suffisante.

Au final, je pense que je vais essayer d’approfondir Movim, qui me donne un bon feeling.

Vous avez dit social?

Pour qu’un réseau social fonctionne… il ne faut pas être seul! Or, j’ai l’impression que dans mon entourage proche, je suis le seul à rechercher une alternative à ces magnats des données personnelles. Du coup, même si j’arrivais à faire fonctionner un noeud d’un réseau social, que pourrais-je bien en faire? Du coup, si vous utilisez un de ces réseau social, ou même encore un autre, n’hésitez pas à m’en faire part, peut-être de m’inviter dans votre liste de contact, ainsi, je me sentirai peut-être moins seul! De même, si vous avez une expérience dans un réseau social libre, partagez-la!

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